Avale l'anse
Je regarde le monde en face
Ma rétine est poisseuse
Et mon ventre agité
Je regarde le monde en me tournant le dos
J’ai encore faim malgré la peur
Et si grand appétit
Je ne sais que me taire
Je n’ai construit qu’attente
Fuite, et dérision
Une ironie de désespoir
Des espoirs à la pelle
Des projets à la masse
Des coups de pioche, entre les deux oreilles
Qu’attendre ainsi tendu
La paume de la main
Cousue sur le revers
Des ronces dans les veines
Et les neurones, mon prince,
Des caillots de varices
J’éructe un vin fielleux qui me donne du sens
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